Le Burn Out, ses différentes phases d’évolution, ses manifestations, Partie 2 🧐

Le Burn Out, ses différentes phases d’évolution, ses manifestations, Partie 2 🧐

Le burn out n’arrive pas subitement. Comme un cyclone, c’est un processus évolutif qui se décline en quatre phases majeures.

Les quatre phases

 Le burn out ne possède pas de pathologie type. Il s’exprime la plupart du temps sous diverses manifestations pas toujours visibles, tout au moins dans la première phase du processus.

Phase 1 : la personne est en hyper activité et sur engagée professionnellement.

 Les manifestations :

 Globalement elle se sent indispensable. Hyper présente, elle n’hésite pas à faire des heures supplémentaires.

Le travail prend beaucoup de place dans sa vie, elle commence à mettre de côté sa vie privée, sa famille, sa vie sociale.

Elle ne prend quasiment plus de vacances ni de temps de repos.

La personne en retire une grande satisfaction, elle se sent très épanouie professionnellement et pense avoir un sentiment de grande puissance.

Elle peut connaitre des troubles du sommeil, comme des insomnies, des réveils nocturnes, des difficultés d’endormissement.

Phase 2 : face à la charge de travail, la personne fait de la résistance

Les manifestations :

Etant en agitation constante et surmenée, son sommeil n’est plus réparateur. Elle peut alors commencer à prendre des somnifères et développer certaines addictions qui, pense-t-elle la stimuleront ; le café, la cigarette, des jeux vidéo…

Globalement elle est en perte d’énergie ce qui l’amène à moins bien travailler et possiblement à commettre des erreurs.

Au fond d’elle, elle commence à douter de ses compétences, à perdre confiance en elle, à être dans l’autocritique et l’auto-jugement, mais elle le nie fondamentalement. Malgré son surmenage, elle résiste et continue au même rythme démesuré.

Phase 3 : La personne est épuisée. Cela peut se traduire de trois façons, voire les trois réunies.

1  Sur le plan cognitif : elle peut être indécise, avoir du mal à s’organiser et à prendre des initiatives. Elle peut connaitre des troubles de la concentration de l’attention et de mémorisation, qui peuvent l’amener à buter sur certaines tâches.

Son sens de l’humour peut être très entamé, elle est de plus en plus rigide.

2  Difficultés relationnelles et sociales, l’affect et les émotions sont très touchées : la personne peut avoir des difficultés à échanger, à communiquer, ce qui l’amène à se retrancher, à s’isoler. Elle peut alors se couper de ses relations sociales amicales et/ou de sa vie amoureuse, ne garder que quelques personnes qu’elle a pris soin de sélectionner. Elle évite les réunions au bureau, en somme tout ce qui l’amène à se confronter à l’autre. Plus grand-chose ne l’intéresse, tout lui semble sans intérêt et dérisoire.

3  Décrochage : la personne met de la distance et peut devenir désagréable avec ses collègues, ses clients et/ou son entourage amical. Elle s’absente au travail, ne prend plus ses responsabilités, impute la faute aux autres en cas de problèmes. Elle peut paraitre totalement abattue, ressentir de la frustration et une absence de reconnaissance d’autrui.

Phase 4 : l’effondrement

La personne s’écroule psychiquement, physiquement et émotionnellement : Après avoir lutté contre différents états évolutifs d’ordre dépressifs (pleurs, sentiment d’impuissance de vide, de colère, de persécution, d’agressivité, de défaitisme…) elle s’effondre totalement et peut être en proie à des idées suicidaires, des crises d’angoisse récurrentes, des crises d’anxiété profondes et de panique…

Il arrive parfois qu’un un matin elle soit incapable d’aller travailler et même parfois de se lever.

Il n’est pas toujours facile de repérer un processus de burn out

 Si une personne connait deux ou trois manifestations, ce n’est pas nécessairement un burn out.

En revanche si son contexte professionnel l’inquiète, lui créé des soucis et que plusieurs manifestations sont installées, il y alors lieu de consulter.

Le but est de l’amener à une prise de conscience du danger dans lequel elle se place et donc à ce qu’elle modifie son rapport et son comportement au travail.

Manuela  Chambeyron