Des caractéristiques propres à un manque d’estime de soi et quelques clés pour la développer

Des caractéristiques propres à un manque d’estime de soi et quelques clés pour la développer

Selon les personnes, les signes d’un manque d’estime de soi seront plus ou moins installés et visibles. Toutefois, la plupart sont facilement repérables et récurrents.

Une personne qui a une mauvaise estime de soi pourra :

  • Se critiquer
  • Se faire des reproches
  • Se juger
  • Se déprécier sans en être consciente
  • Être dépendante du regard de l’Autre
  • Douter beaucoup de soi et souvent
  • Être indécise
  • Ne pas se faire confiance
  • Se comparer aux autres
  • Avoir besoin d’être rassurée sur ses capacités, sur ses compétences
  • Se sentir inférieure aux autres
  • Chercher la validation
  • Connaitre de grandes difficultés à régler ses problèmes
  • Être passive
  • Avoir besoin de contrôler
  • Être sur la défensive, donc souvent agressive
  • Très susceptible
  • Se justifier en permanence
  • Ne pas savoir être dans le présent
  • Avoir peur de l’avenir et/ou être nostalgique du passé
  • Vivre dans l’anxiété
  • Éprouver de grandes difficultés à apprécier de réussir
  • Pratiquer l’auto sabotage, pensant qu’elle n’a pas droit au bonheur

Une personne souffrant d’un manque d’estime de soi peut plus facilement développer des phobies, être souvent déprimée, connaitre des états dépressifs et dans les cas les plus sévères, une dépression. Son corps va s’exprimer. Elle peut somatiser, mettre en place des symptômes ; à défaut de mettre des mots sur ses difficultés, son mal à être et à vivre, elle les placera en maux.

Comment renforcer une mauvaise estime de soi.

Une bonne estime de soi permet de s’adapter plus facilement aux aléas de la vie, de vivre harmonieusement son existence, d’être positif, d’aller vers ses aspirations et de concrétiser des projets. Elle est donc indispensable.

Chaque fois que vous ressentez un manque d’estime de soi, que vous ne vous sentez pas à la hauteur, que vous êtres en proie aux doutes, sachez que c’est l’enfant blessé qui est en vous et qui agit. Il est donc nécessaire de rassurer cet enfant et de lui montrer qu’il n’a pas à avoir peur, que vous allez le guider.

Pour cela, visualisez une image de vous enfant ou adolescent où vous étiez en très grande difficulté. Prenez cette petite fille ou ce petit garçon dans les bras ou par les épaules, touchez-le, cajolez-le. Parlez-lui et dites-lui qu’il ne doit pas s’inquiéter, que vous êtes là, qu’il peut compter sur vous. Ajoutez qu’il n’a plus à avoir peur, qu’il était empêché, effrayé lorsqu’il était petit, mais qu’aujourd’hui vous allez lui montrer comment faire. Prenez-le par la main et lancez-vous. Ainsi, vous vous aidez à réparer vos blessures d’enfant, vous mettez de la douceur, de la bienveillance là où vous en avez sans doute manqué.

Quelques pistes qui peuvent vous aider à renforcer l’estime de soi

  • Ne pas se comparer aux autres : Vous êtes uniques, les autres ne sont pas mieux que vous. Sachez qu’ils rencontrent peut-être les mêmes difficultés que vous, sans que vous le sachiez.
  • Affirmez-vous : Prenez le temps de bien formuler vos envies, vos besoins. Osez dire non ou que vous êtes en désaccord, mais sans agressivité.
  • Respectez-vous : Si vous apprenez à vous respecter les autres vous respecteront, ils vous écouteront avec attention, vous serez plus crédibles.
  • Soyez plus flexible : Ne soyez pas trop dur envers vous et envers les autres. Évitez l’auto jugement et la culpabilité. Lâchez, soyez bienveillants, tolérants envers vous, pardonnez-vous.
  • Définissez vos priorités : Listez-les, concentrez-vous et visualisez-les. Vous mettrez ainsi vos doutes de côté.
  • Repérez vos valeurs fondamentales sur l’amour, la famille, l’amitié… : Notez-les, puis réjouissez-vous d’en posséder, considérez-vous alors comme une belle personne. Nous vivons bien mieux et nous sommes plus aptes au bonheur lorsque nos valeurs fondamentales sont solides
  • Regardez-vous et parlez-vous avec bienveillance et tendresse : Chaque fois que vous vous auto flagellez en paroles ou en vous regardant dans un miroir, c’est encore et toujours l’enfant meurtri que vous étiez qui agit. Calmez-le, bichonnez-le, dites-lui qu’il est magnifique, que si on ne le lui a pas dit, vous, vous lui dites aujourd’hui.
  • Reconnaissez vos qualités : Prenez le temps de vous poser, de les identifier et de les noter. Demandez à vos amis celles qu’ils voient en vous, vous serez sans doute surpris.
  • Transformez vos faiblesses, vos défauts en force : Commencez par les identifier objectivement. Si certains traits de votre personnalité ou si des aspects de votre physique vous déplaisent, sachez qu’ils se transformeront tout le long de votre vie. Dans un premier temps acceptez les, personne n’est parfait.  Puis, le temps, le travail sur soi, la générosité que vous développerez envers vous sont vos plus précieux alliés.
  • Célébrez vos petites victoires : Il n’y a pas que les grandes réussites, comme un examen par exemple qui comptent dans la vie. Chaque jour peut être ponctué de grandes et de petites réussites. N’hésitez pas à vous réjouir de ces dernières, dites-vous que vous avez bien réussi et que vous êtes fiers de vous. Chaque fois que vous le ferez, vous enverrez ainsi un message à votre cerveau qui s’habituera au message. Ainsi, ça deviendra un automatisme.
  • Regardez toujours du côté de la solution : Face à un problème une difficulté ou un obstacle, on a souvent tendance à ne voir que les aspects négatifs, on risque alors d’être en panique. Pour l’éviter, tournez-vous vers la solution. Inscrivez sur une feuille 2 colonnes, l’une avec les problèmes et les points négatifs, sur l’autre, les points positifs et les solutions. Vous constaterez alors que vous serez naturellement attirés par la colonne positive.

 Enfin, si tout ceci vous semble fastidieux, commencez par noter chaque soir sur un carnet 3 choses qui dans la journée vous ont rendu heureux, ou dont vous êtes fiers d’avoir réussi. Si cela est trop difficile, commencez par une, puis un peu plus tard, inscrivez-en deux, pour arriver à trois. Sachez que vous avez tout votre temps, ne vous précipitez pas à en mettre trois s’il n’y en a qu’une.

Le but est d’enclencher une déprogrammation d’une mauvaise estime de soi, pour en installer une bien meilleure, celle que vous êtes capable d’avoir, n’en doutez pas.

Manuela Chambeyron