A nous les confinés

A nous les confinés

Dans ces moments très particuliers que nous vivons aujourd’hui sachons rester vivants, que notre limitation à sortir ne nous empêche pas de continuer à sourire, rire, aimer et être aimés.

Apprenons à prendre le temps de prendre du temps pour nous, pour nos enfants, pour nos proches. Il nous est demandé de ralentir, de supporter la frustration, et bien dont acte. Lisons, regardons des films, de bonnes séries, écoutons de la musique…Mettons-nous à jour, faisons ce que nous n’avions pas le temps de faire, qui pouvaient nous apparaître comme des corvées, nettoyons, rangeons, trions, faisons le vide dans nos armoires et dans nos têtes.

Parents soyons plus détendus, moins exigeants avec nos enfants. Fixons-leur un cadre, mais sachons l’élargir, apprenons à lâcher prise. Les enfants sont comme des éponges, ils absorbent nos émotions. Si nous sommes tranquilles, ils le seront, si nous sommes agités, ils le seront également.

Il n’est pas simple d’être H 24 avec son conjoint. Donnons-nous des espaces où chacun pourra se retrouver avec lui-même, essentiel pour supporter une telle proximité imposée, qui dure dans le temps. Lâchons sur ses défauts, sur ce qui parfois nous insupporte. Donnons-nous la possibilité de porter un regard plus indulgent. Sachons que si c’est parfois difficile pour nous ça peut l’être pour l’Autre.

Swami Prajanapad disait que par définition tout ce qui vient s’en va ou s’il ne part pas il se transforme. Aussi, ce virus est venu, il partira donc. L’histoire nous l’enseigne, nous sommes toujours venus à bout des pandémies.

En attendant développons notre tolérance, adonnons-nous à prendre le temps d’écouter l’Autre, ses besoins, ses demandes. Cultivons la générosité, faisons confiance à notre potentiel d’adaptation et de créativité. Sortons de cette période, modifiés voire transformés.

©Manuela Chambeyron